Bizarrement, j’entends de plus en plus de gens me dire « C’est super tes articles, mais pour faire tout ça, il me faut de la discipline. Or, je n’en ai pas. Alors ? Comment je fais ? »
C’est peut-être la chaleur de ces derniers jours qui nous démotive… Il est vrai aussi que la discipline ne s’achète pas…
Je dois dire que fondamentalement, être organisé c’est bien car, de nos jours, sans un minimum d’organisation on avance plus. Le résultat : de la frustration !
Par contre, où trouver la motivation et la discipline pour accomplir nos tâches ?
Kevin Bracy a dit :
« Si tu veux une vie différente, tu dois d’abord vouloir faire quelque chose de différent ! ».
Camille du blog CamilleBertaud.com a dit :
« Si tu veux que les choses changent, tu dois changer ».
Eh oui, cela se passe d’abord au niveau de la motivation vis à vis de nos objectifs de vie. Alors comment se fixer de bons objectifs ? Qu’est-ce qui va nous permettre de faire la différence ? Voici trois points :
- Se fixer des objectifs qui sont motivants!
- La fragmentation de nos tâches.
- La règle de Mélanie.
Selon Hal Elrod auteur du livre « Miracle Morning », nous souffrons tous du syndrome du rétroviseur. Nous croyons, à tort, que nous sommes toujours la personne que nous étions il y a 20 ou 30 ans. Ce n’est évidemment pas le cas. Durant notre vie, nous acquérons de l’expérience, de la sagesse, bref, nous évoluons.
Par contre, si nous désirons changer rapidement certains points, nous n’y arrivons que difficilement car, souvent, nous voulons tout changer à la fois. Or, pour réussir, les révolutions sont à proscrire. Il est préférable de ne changer qu’une chose à la fois. Allez, d’accord, deux choses.![]()
Mieux encore : Si nous changeons quelque chose dans notre vie dans le but d’atteindre un objectif, alors cela sera plus facile.
Je m’explique : chaque année, à nouvel an, un collègue décide d’arrêter de fumer. Est-ce qu’il a réussi ? Non. Pourquoi cet échec ? Sa réponse est : « Mais j’aime trop fumer ».
En fait, tous ceux qui ont réussi à arrêter de fumer sont ceux qui voyaient le bénéfice pour leur santé et leur porte-monnaie. Autrement dit, ceux qui avaient un objectif de meilleure santé ou de faire des économies. Ils avaient envie de faire quelque chose de différent. Ils ont changé.
Lorsque vous désirez trouver la motivation pour faire un certain travail, vous devez avoir un objectif. C’est cet objectif qui vous donnera la motivation. Surtout si nous n’aimons pas faire un certain travail ou que nous le trouvons pénible. Dans ce cas, posons-nous les questions : « Pourquoi faire ceci ? » et « Pour quelle raison je dois le faire ? »
La réponse sera l’objectif.
Supposons que je veuille ranger mon garage. Je me pose donc la question : « Pourquoi je dois le faire ? ». La réponse sera par exemple : « Ainsi je peux sortir de ma voiture sans me salir et sans rayer les portes » ou « Mon épouse pourra se garer plus facilement et sera toute contente ».
Ensuite, pour me donner du courage et de la discipline, non seulement je le note dans mon agenda mais, surtout, j’en parle à mon conjoint, mes amis, mes collègues. Pourquoi ? Parce que cela m’engage. Je n’ai pas envie qu’ils se moquent de moi ou qu’ils me prennent pour une personne non fiable lorsqu’ils me diront « Alors ce garage ? Propre ? ».
Le jour en question, je serais motivé à le faire et j’aurai la discipline nécessaire, le courage et la force pour y arriver.
Reste que cela va me prendre quelques heures.
Grosseur des tâches
Eh oui, c’est aussi là que le bât blesse ! L’ampleur de nos tâches est une vraie problématique. Notre esprit n’a pas envie de s’atteler à une besogne qu’il analyse comme longue et pénible car, selon le neurobiologiste Henry Laborit, nous sommes conditionnés pour aimer les gratifications immédiates.

C’est vrai, je l’avoue, je préfère manger une glace maintenant plutôt que de ranger mon garage. Dommage que la glace ne dure pas aussi longtemps. Il s’agit donc d’utiliser ce phénomène de récompense immédiate pour le tourner à notre avantage.
Dans le livre « La 25e Heure« , les auteurs comparent ce phénomène de grosses tâches au fait de se retrouver devant un mur. Ils proposent avec sagesse de le franchir par étape. Et pour le faire, la méthode la plus simple consiste à trouver une échelle assez haute pour nous permettre de le passer. Un échelon après l’autre et nous serons au sommet !
Chaque barreau revient à une étape ou petite tâche à faire. Vous avez compris : pour avoir envie de réaliser une tâche elle doit être petite. En effet, à ce moment-là, notre cerveau perçoit la récompense (celle de terminer la tâche) et réalise le travail. Donc je procède comment ?
Supposons que je dois vider ce fameux garage. Je me mets des étapes :
- Sortir la voiture
- Sortir les cartons du fond
- Trier ce qu’il faut garder et ce qu’il faut jeter
- Vider l’armoire près de la porte
- Nettoyer l’armoire
- Y remettre ce que je garde
- Nettoyer et ranger les outils de bricolage
- Nettoyer le sol
- Aller à la déchetterie
- Ranger la voiture (du coup on pourrait la nettoyer en rentrant de la déchetterie ! Hi hi hi)
Les points les plus longs sont le 3, le 6, le 7 et le 9. Et ils ne sont pas vraiment motivants. Alors pourquoi ne pas m’accorder une gratification après les étapes les plus dures ? Je tourne à mon avantage la loi de Laborit. La discipline n’empêche pas cela. C’est même mieux puisque mon cerveau verra une gratification immédiate.
Je peux donc boire un café après le point 3, m’offrir une bière après le point 6, manger avec mon épouse après le point 7 et festoyer après le point 10 en allant au resto avec ma voiture toute propre !
Joyeux non ?
Il me reste à démarrer la tâche que je me suis défini. Et là, je tergiverse. J’hésite, je tourne en rond. Comment faire pour se lancer ?
5-0 ou la règle de Mélanie
Pourquoi ne pas prendre exemple sur Mélanie Robbins ?
Chaque matin, quand son réveil sonnait, Mel Robbins, animatrice sur CNN, était envahie par un sentiment d’effroi. Elle se sentait incapable d’affronter une nouvelle journée. Elle appuyait à plusieurs reprises sur la touche « Répéter », le fameux Snooze, jusqu’à ce que l’heure tardive l’oblige à sortir du lit.
Un soir, Mel vit une publicité qui montrait le lancement d’une fusée. Là, une idée lumineuse jailli dans son esprit : « Et si je faisais pareil ? se dit-elle. Si je me forçais à décoller comme une fusée ? 5-4-3-2-1… »

Le lendemain matin, au lieu d’appuyer sur la touche « Répéter », elle compta à rebours 5-4-3-2-1 puis se leva d’un seul bond. Et depuis, elle se lève sans souci.
Pourquoi ne pas faire nôtre cette règle des 5 secondes ? Et pas uniquement pour sortir du lit.
En fait, son principe est simple. Comme le signale le livre « La 25e heure », on pense qu’il faut être motivé pour agir mais, c’est exactement le contraire, il faut agir pour être motivé« .
C’est comme entrer dans la mer lorsque nous sommes à la plage. Si l’eau nous semble froide, nous y rentrons tout doucement en grimacent et en poussant de petits cris, alors qu’il serait plus simple de s’y jeter dedans en courant.
Résultat de cette réflexion : il est plus énervant d’appuyer toutes les 5 minutes sur Snooze que de se lever dans les 5 secondes. La souffrance est plus courte non ?
Il en va de même pour nos tâches. Ce qui nous est le plus pénible c’est de commencer. Lorsque nous sommes dans le bain, la douleur s’estompe. Donc, 5, 4, 3, 2, 1….
Il nous reste un point quand-même : Comment réaliser les tâches rébarbatives ? La réponse est : Automatisez !
Comment ?
Je vous en parlerais dans le prochain article.
Les photos sont de Markus Spiske, Samuel Zeller, Hugues de BUYER-MIMEURE et SpaceX sur Unsplash




4 réponses
Hello!
Merci pour ton article, il répond exactement à mes besoins!
En effet la discipline ce n’est pas mon fort.
Du coup je vais essayer tes techniques, mais je faisais déjà instinctivement celle de Mélanie.
Encore merci pour tes articles!
Heureux que tu puisses avoir ce qu’il te faut pour progresser. N’oublie pas de nous dire si ces techniques fonctionnent pour toi.
Sereinement à toi
Toujours un plaisir de te lire.. j’aime beaucoup les notions que tu évoques. Objectif déjà, c’est ce qui me tient personnellement.. je m’en fixe des personnels, et même si la finalité ne sera qu’à moi, c’est déjà pas mal 😉
La notion de récompense est motivante aussi.. et rend la tâche moins pénible. Vrai!
La vie est pleine de surprises. Mais nous pouvons rester positif si nous nous récompensons pour nos progrès et pour notre travail.
Merci de ta confiance.