Assise sur son canapé, Maria fixait son café posé sur la table mais, son regard semblait perdu dans l’horizon. « J’ai trop de choses que je dois encore faire, pourquoi me suis-je arrêtée ? Je n’ai plus la force de continuer. ».
Et toi ? Est-ce que tu t’es déjà senti coupable de prendre une pause ? Ou de partir de ton travail à l’heure ?
En général, ce type de culpabilité nous ronge. Nous ne voyons plus que la quantité de choses que nous devrions réaliser et la démotivation nous laisse sans force.

Comme le dit si bien Than Pham du site Asian Efficiency, « Lorsque vous êtes au plus bas, brûlé et épuisé, revenir à une production régulière ressemble à une tâche surhumaine. Tout a un goût de cendre, y compris ce qui vous inspirait et vous motivait auparavant. Les moindres étapes pour retrouver une routine solide semblent monumentales. »
Alors que faire ? D’abord, évitons de culpabiliser !
La raison pour laquelle nous nous sommes effondré est certainement valable. Nous venons peut-être de vivre un décès, une maladie, un changement de vie important, etc. Nous avons été débordé et notre corps, notre cerveau ont dit STOP ! Question de survie.
A ce moment-là, la culpabilité vient d’une perspective biaisée qui ne voit que nos échecs et nos lacunes. Elle nous accuse, nous rabaisse. Cela est loin d’être bon car, la culpabilité n’est pas notre amie.
Pour combattre ce sentiment, il faut que nous puissions nous remettre en selle. Mais si nous ne tenons pas compte de notre état pour nous lancer à nouveau dans la vie productive, notre épuisement augmentera. Essayer de faire preuve de suffisamment de volonté pour retrouver une vie productive nous épuisera rapidement. Il nous faut donc nous reconstruire petit à petit.
Pour cela nous devons nous donner des objectifs qui vont nous guérir. Par exemple :
- Faire de l’exercice, une marche en forêt ou au bord de l’eau est régénérante.
- Définissons une heure raisonnable pour nous coucher car, en général, nous avons besoin de huit heures de sommeil
- Terminons un projet personnel qui nous tient à cœur
- Appelons un ami ou un mentor
- Ecrivons un blog ou un journal
- Lire un livre va aussi dans ce sens
- Etc.
Prenons un de ces objectifs et réalisons-le. Pas tous à la fois mais d’abord celui qui nous plait le plus. Le but est de retrouver notre confiance et notre énergie. Peut-être souhaitons-nous reprendre notre routine matinale, notre habitude d’écriture quotidienne ou notre programme d’exercices. Excellent !
Lorsque nous arrivons à tenir le premier objectif, cela nous redonne confiance et nous énergise. A ce moment, nous pouvons choisir notre deuxième objectif. Surtout n’oublions pas de nous féliciter. Si nous écrivons un journal, mettons ces félicitations par écrit car, cela détruira la culpabilité.

Nous pouvons aussi passer un moment tranquille à réfléchir à chaque étape ou élément de l’objectif que nous avons choisi. S’il s’agit d’un processus ou d’une routine, visualisons-nous en train de réaliser chaque point. Imaginons les détails. Visualisons chaque partie, chaque outil, chaque rencontre, chaque relai de notre tâche ou de notre activité.
Il nous reste deux autres points qui peuvent nous culpabiliser. Le premier lorsque nous regardons nos listes de choses à faire. Cette démotivation est l’une des raisons principales pour lesquelles les gens évitent de dresser des listes.
Nommons le deuxième FOMO. Ce terme vient de l’anglais « Fear of missing out », autrement dit « La peur de risquer de manquer un événement ». Cela pousse les gens à rester connectés plus que de raison.
Ne manquez pas les prochains articles car, je vous parlerai de solutions.
Les photos sont de Claudio Schwarz (Unsplash), Brett Jordan (Unsplash) et Idalba Granada (Vecteezy)



